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Fabrice, ce Héros

31 août 2015 - 08:14

Lors du match de Coupe de France opposant Chavanod au FC Gavot, notre gardien Fabrice Albertazzi s'est illustré de bien belle manière.

Retrouvez ci-dessous quelques articles publiés à ce sujet :

 

 

FRANCE BLEU Pays de Savoie du 25/08/2015 :

 

par Guillaume RoullandFrance Bleu Pays de Savoie

FOOTBALL | Le gardien de but sauve la vie d'un adversaire en plein match Mardi 25 août 2015 à 16h28

On regrette trop souvent la violence qui envahit les terrains de football, mais ceux-ci peuvent aussi être le théâtre de belles histoires, comme à Chavanod (Haute-Savoie) dimanche dernier. Lors d'un match pour le 1er tour de la Coupe de France, le gardien de but de l'équipe du FC Gavot a sans doute sauvé la vie d'un joueur de l'équipe de Chavanod en pratiquant sur lui un massage cardiaque.

Le match venait de commencer depuis quelques minutes seulement sur le terrain de football de la commune de Chavanod, près d'Annecy, en Haute-Savoie. Ce dimanche, Chavanod affrontait le FC Gavot, un club de plusieurs communes situées entre Thonon-les-Bains et Évian-les-Bains, en Haute-Savoie, lors d'un match comptant pour le premier tour de la Coupe de France de football.

Soudain, un joueur de l'équipe de Chavanod, âgé d'une vingtaine d'années, s'est effondré, seul, au beau milieu du terrain.

"Il est tombé, ça se passe tellement rapidement, on réfléchit pas"

Le gardien de but de la formation adverse (le FC Gavot) s'est alors précipité vers lui pour le secourir. Il a procédé à un long massage cardiaque sur le jeune homme évanoui et a fini par le ranimer. Fabrice Albertazzi, ce héros du jour, n'a pas hésité une seconde à intervenir : "le joueur était au milieu du terrain. Au début, j'ai pensé qu'il était tombé sur une action parce que j'étais concentré sur le ballon. [...]  On réfléchit pas, on essaie d'avoir les réflexes, tout ce qu'on a pu apprendre". Car Fabrice Albertazzi est aussi pompier volontaire, en dehors des stades de football. 

Les pompiers, qui ont donc pris la relève une fois alertés, ont ensuite conduit la victime à l'hôpital d'Annecy.

 

Fabrice Albertazzi, joueur du FC Gavot, pompier volontaire et... héros du jour de Chavanod   © Nils Rey-Mermet

Grâce à ce geste de secours rapide, le jeune joueur a pu arriver stabilisé à l'hôpital, le stade de football de Chavanod n'étant en effet pas équipé de défibrillateur. Le père du jeune joueur a même appelé le sauveteur de son fils pour le remercier : son fils va mieux et devrait pouvoir sortir des soins intensifs. 

Fabrice Albertazzi : "Hier, son papa m'a appelé pour me remercier..."

"Je suis rassuré, il est sorti d'affaire, mon geste a été utile"

Pour le gardien de but du FC Gavot, il est important de se comporter comme tel sur un terrain, histoire de redorer le blason d'un sport qui n'a pas toujours très bonne réputation.

Fabrice Albertazzi : "Peut-être que cela pourrait calmer un peu la violence sur les terrains..."  

Fabrice Albertazzi espère que ce genre d'exemple pourra "calmer toutes les violences, le côté mauvais autour du sport, des résultats, de la violence, des insultes". Le joueur conclut : "ça reste du foot, les gens se sont aidés entre eux, [...] on ne regarde pas la couleur du maillot, on donne le meilleur".

"On ne regarde pas le maillot, on donne le meilleur"

Et pour la petite histoire, c'est l'équipe de Chavanod qui l'a emporté : "ils ont trouvé le courage de continuer le match [...] ça leur a donné la force de vouloir empocher le match pour lui". Une belle fin d'histoire glisse Fabrice Albertazzi dans un sourire. 

 

 

LE DAUPHINE du 25/08/2015 :

CHAVANOD  Un footballeur sauvé par le goal adverse

Illustration

 

Un drame a été évité de justesse dimanche en début d’après-midi, pendant un match de football qui opposait le C.O.Chavanod au FC Gavot, pour le compte du premier tour de la Coupe de France. Alors que la rencontre n’avait débuté que depuis trois minutes, un joueur du club de Chavanod, âgé de vingt ans, s’est écroulé sur la pelouse, sans avoir subi le moindre contact avec un adversaire.

En arrêt cardio-respiratoire

En attendant l’arrivée des secours, c’est le gardien de but du club adverse, Fabrice Albertazzi, également pompier volontaire, qui a pris en charge le jeune homme.

Conscient dans un premier temps, le jeune footballeur perdait ensuite connaissance et sa respiration devenait inexistante. En l’absence de défibrillateur sur place, Fabrice Albertazzi pratiquait un massage cardiaque pendant une trentaine de secondes. Réanimé, le jeune homme a ensuite été transporté par les secours au centre hospitalier de Metz-Tessy. Son rythme cardiaque étant irrégulier, il a été placé dans la soirée en soins intensifs mais ses jours ne sont plus en danger.

L’incident a suscité une vive émotion chez ses partenaires et ses proches présents autour du terrain, mais tous ont voulu poursuivre le match pour leur jeune coéquipier.

Par Jean-Baptiste VIVIAND Publié le 25/08/2015 à 06:04 Vu 50644 fois

 

Publié sur le site SO FOOT.com :

 

FRANCE - COUPE DE FRANCE - INTERVIEW      

JEUDI 27 AOÛT 2015  

PROPOS RECUEILLIS PAR LHADI MESSAOUDEN     Fabrice Albertazzi : « J'ai fait le massage, mais je n'étais pas seul »

C'est la belle histoire de la Coupe de France. Lors d'une rencontre du premier tour opposant Chavanod à Gavot, un joueur du club local s'est écroulé au sol suite à un malaise cardiaque. Gardien de Gavot, Fabrice Albertazzi est parvenu à réanimer le jeune homme avant l'arrivée des secours. Amoureux du morbier et fan de Grégory Pujol, le Jurassien revient sur son sauvetage.

Lors de la rencontre entre Gavot et Chavanod, un joueur adverse s'est écroulé sur la pelouse. Que s'est-il passé exactement ?

On jouait la troisième minute de jeu. Je me trouvais dans mes cages et j'ai vu un joueur de Chavanod s'écrouler au sol. Je n'ai pas vraiment vu ce qui lui est arrivé. J'ai cru qu'il avait pris un coup. Après quelques secondes, j'ai vu qu'il ne bougeait plus et je me suis rapproché de lui. Un coéquipier infirmier dans la vie, Ewan Le Junter, ainsi que le gardien adverse qui est très ami avec le joueur au sol ont fait pareil. Quant je suis venu à son chevet, je me suis rendu compte qu'il faisait un malaise cardio-vasculaire. Il était vraiment mal. J'ai donc enlevé mes gants et j'ai entamé un massage cardiaque.

T'as une formation ou t'y es allé à l'instinct ?

Je suis pompier volontaire depuis 5 ans. Je connais la chaîne du sauvetage et quand je me suis approché de Robin, le joueur qui a fait le malaise, j'ai expliqué aux autres joueurs ainsi qu'aux arbitres ce qu'il convenait de faire. C'était important de le faire afin de rassurer tout le monde car nous étions inquiets. J'ai donc entamé le massage cardiaque sous le regard d'Ewan. Je crois que ça a bien duré 40 secondes. Il s'est remis à respirer et il a finalement repris conscience. Et plus important, il était lucide. Les pompiers sont finalement arrivés et se sont occupés de lui.

Si tu n'avais pas réagis, il serait certainement mort, non ?

Sans prise en charge immédiate dans un cas pareil, les chances de mourir sont élevées. Si on n'avait pas pratiqué les premiers secours, il serait peut-être mort. Certes, j'ai fais le massage, mais je n'étais pas seul. Il y avait le gardien adverse qui veillait sur Robin et Ewan qui était derrière moi pour s'assurer de ce que je faisais. C'était la première fois que je pratiquais un massage de ce type en dehors d'un exercice d'entraînement. Je me suis appuyé sur mes formations et j'ai eu la chance d'être bien entouré.

Tu as des nouvelles de Robin ?

Oui, son papa m'a appelé pour me donner des nouvelles de son fils. Il est sorti des soins intensifs et il doit rester quelques jours en observation à l'hôpital. Mais il va bien et c'est le plus important. C'est un gamin, il doit avoir une vingtaine d'années. Je suis vraiment content qu'il s'en soit sorti.

Et qu'en est-il du match ? Vous l'avez poursuivi ou pas ?

Après qu'il ait été évacué, les arbitres ont pris la décision de poursuivre la rencontre. Tout le monde a accepté ce choix et c'est tout à l'honneur des joueurs de Chavanod. Je pense aussi que de savoir que Robin s'était réveillé a facilité la reprise du match. Je pense que ça a donné du courage à ses coéquipiers. Résultat, ils ont gagné 2-0. On n'a pas laissé filer le score pour leur faire plaisir. Ils ont mérité leur victoire. Et c'est plutôt beau pour l'histoire. À la fin de la rencontre, les joueurs de Chavanod m'ont fait une haie d'honneur. L'ami de Robin m'a pris dans ses bras, il était très ému. J'ai reçu de nombreux appels aussi. Je ne recherche pas la gloire, mais ça fait évidemment plaisir. Tout s'est bien terminé et c'est le plus important. J'en profite aussi pour rendre hommage à mes collègues pompiers et secouristes. C'est important de saluer leur travail.

T'as 30 ans et t'es donc pompier volontaire depuis cinq ans. C'est une décision un peu tardive. Qu'est-ce qui t'as poussé à le devenir ?

En fait, je suis ingénieur procédé dans l'industrie chimique. Je bosse sur un gros site avec plus de 2000 personnes. La sécurité est primordiale. Il y a donc un service de pompiers professionnels pour l'assurer ainsi que les ressources des pompiers volontaires. Dans mon travail, l'aspect sécuritaire est omniprésent. Etant donné que je suis plutôt sportif et que j'aime venir en aide aux gens, j'ai décidé de devenir pompier volontaire. C'est grâce à mon boulot que j'ai découvert cette vocation. Je suis caporal maintenant. Je me suis vraiment impliqué dans cette activité.

Maintenant qu'on connaît Fabrice le sauveteur, on voudrait en savoir plus sur Fabrice le gardien. Depuis combien de temps tu joues au foot ?

J'ai commencé à l'âge de six ans. J'ai débuté au FC Champagnole dans le Juras. Gregory Pujol a aussi été formé dans ce club. À vrai dire, c'était mon voisin et un ami. Je n'ai pas eu la chance de jouer avec lui, il était plus âgé que moi. En revanche, j'ai tapé dans le ballon avec ses frères. Depuis, je le suis dans ses clubs. Il a toujours privilégié des clubs un peu famille comme Nantes, Valenciennes et le Gazélec aujourd'hui. Je supportais Marseille quand j'étais gosse, mais j'ai arrêté de suivre les clubs à fric. Résultat, je suis surtout les équipes de Grégory. Il est connu pour sa combativité. Il aurait même pu prétendre à l'équipe de France l'année où il termine troisième meilleur buteur de Ligue 1 avec VA. C'est un vrai bon joueur.

T'as toujours été gardien ?

C'est ça. Quand j'étais petit, j'étais très grand et je n'étais pas très rapide. Dans ce genre de cas, tu te retrouves souvent dans les cages. On est un peu dans notre monde, les gardiens. On a un maillot différent, on s'entraîne à part et on a beaucoup de pression. On peut vite passer de héros à perdant.

T'es resté combien de temps à Champagnole ?

Jusqu'à mes 20 ans. Derrière, je suis parti dans le meilleur club du monde : celui de Morbier.

On peut comprendre ton amour pour le fromage, mais t'y vas un peu fort, non ?

Alors oui, j'adore le fromage, en bon jurassien, je ne peux m'en passer. J'ai vraiment passé sept superbes années à Morbier. Avec un groupe de potes, on est parvenu jusqu'à la division d'honneur régional, ce qui était pas mal. L'ambiance était vraiment géniale et le niveau pas trop mal. C'était un vrai petit club local. Je me souviens que les bénévoles nous emmenaient parfois au stade eux-mêmes. On avait même essayé d'avoir Pujol pour l'engagement d'un match, mais ça ne s'est pas fait. Dommage.

Comment s'est terminée ton histoire avec le « meilleur club du monde » ?

Je travaillais en Suisse et la route était trop longue. J'ai donc déménagé. À partir de là, j'ai joué au FC Trois Torrents. Malheureusement, un joueur m'a explosé le doigt et j'ai enchaîné quelques déchirures musculaires. Un peu difficile comme période. J'ai recherché une autre équipe derrière et il s'est avéré que l'entraîneur du FC Gavot venait de Champagnole. Je me suis donc engagé là-bas. Mais j'ai arrêté pendant un certains temps. J'ai fais une infidélité en allant jouer au rugby. Je dépanne de temps en temps Gavot et j'essaye de m'investir dans le club en tant qu'animateur.

Revenons au secourisme. Est-ce que tu serais favorable à une formation de premiers secours pour l'ensemble des joueurs ?

Je pense que c'est une bonne idée et pas uniquement dans le sport. Et cela devrait être appliquée partout : au travail, à l'école, etc. Les formations sont courtes en plus. Une douzaine d'heures. Il faut inciter les gens à les suivre. Quand quelqu'un est en danger, c'est dur de le regarder sans pouvoir agir, l'aider. Je sais que moi, j'aurais des regrets. C'est pour ça que j'incite les gens à se former aux premiers gestes pour éviter d'en avoir. On donne un peu de notre temps, mais on est ensuite capable de sauver des années de la vie d'une autre personne. Après la rencontre contre Chavanod, la mère d'un joueur a proposé que le club propose des formations en hiver. Ça pourrait donc se faire. Et de mon côté, je peux aussi apprendre deux trois trucs, de manière informelle, à mes coéquipiers.

Un petit mot pour conclure ?

Juste un clin d'œil au village de Vers en Montagne. C'est là que j'ai grandi. Tout comme Grégory Pujol.  

Propos recueillis par Lhadi Messaouden

 

Publié sur Le Dauphiné.com

 

Il a sauvé la vie d'un joueur adverse : "J'ai fait ce que j'avais à faire"

 

Pompier volontaire, Fabrice Albertazzi a sauvé la vie d’un jeune footballeur il y a quelques jours.Pompier volontaire, Fabrice Albertazzi a sauvé la vie d’un jeune footballeur il y a quelques jours.

  • Par Philippe VACHEY Publié le 27/08/2015 à 06:05 Vu 35602 fois

Surtout, ne lui dites pas que c’est un héros… « J’ai fait ce que j’avais à faire. » La modestie n’est pas feinte. Quand Fabrice Albertazzi évoque ce qui s’est passé dimanche dernier sur le terrain du CO Chavanod (lire nos éditions de lundi), les mots sont posés, le ton réfléchi. Le gardien de but du FC Gavot a encore tout en tête. « J’ai vu qu’on sortait volontairement le ballon en touche et que ça s’agitait au centre du terrain. Je n’ai pas compris ce qui se passait alors je me suis approché… » Allongé sur la pelouse, Robin Pais, milieu de terrain du CO Chavanod, est en train de faire un malaise. « Il était assez crispé mais conscient, comme s’il faisait une crise d’épilepsie. Je me suis annoncé comme sapeur-pompier volontaire. Avec le gardien adverse et mon coéquipier Ewen, qui est infirmier à Lausanne, on est resté à côté de lui en demandant aux autres de s’écarter. »

Une haie d’honneur à la fin du match

De tendue, la situation va alors très vite virer au drame. « Il a fait un arrêt cardio-respiratoire, il a arrêté de parler et a perdu connaissance », explique Fabrice Albertazzi. « Je l’ai mis sur le dos et j’ai commencé à effectuer un massage. C’est la première fois que j’en faisais un. Dans ces cas-là, on ne réfléchit pas : il faut agir. Vite. Chaque seconde compte. »

Un réflexe vital qui va sauver la vie du jeune footballeur chavanodin. « Au bout d’environ 40 secondes, il est revenu à lui : le thorax s’est soulevé, il a bougé la tête et toussoté. » Pris de vomissements, Robin va ensuite retrouver ses esprits avant d’être évacué sur une civière par les pompiers, arrivés entre-temps. « Et puis on a continué le match. » (Presque) comme si de rien n’était.

Faire du secourisme peut sauver une vie

« Tout le monde est resté très calme. Il n’y a pas eu de mouvement de panique », souligne Fabrice Albertazzi, qui a pu apprécier les marques d’attention dont il a fait l’objet. « À la fin du match les joueurs m’ont fait une haie d’honneur. Le père de Robin m’a appelé pour me remercier, sa petite amie aussi, de même que le président du club de Chavanod. C’est très touchant car on ne se connaissait pas. Mais dans ce genre de situation, une personne formée comme je le suis ne réfléchit pas : c’est l’instinct qui parle. »

De cette aventure pas banale mais qui se finit bien, Fabrice Albertazzi a tiré un précieux enseignement, qu’il délivre sous forme d’appel. « Faire du secourisme, c’est pas grand-chose et ça peut sauver une vie à n’importe quel moment. Si des gens ont la possibilité de se former, qu’ils n’hésitent surtout pas à le faire. »

 

Mail reçu par le FC Gavot :

De: "ET.S. SEYNOD" <etoilesportivedeseynod@lrafoot.org>
À: "F.C. DU GAVOT" <fcgavot@lrafoot.org>
Envoyé: Mardi 25 Août 2015 16:04:40
Objet: Félicitation à M. Fabrice Albertazzi

Bonjour

Ce petit mot, pour féliciter au nom du club que je préside, Fabrice Albertazzi, votre gardien de l'équipe du FC Gavot engagée en Coupe de France dimanche dernier face à un club voisin de Seynod : le COC Chavanod.
Son geste salvateur, relaté via le site de Chavanod et dans le Dauphiné du jour, est en tous points remarquable.
Je pense que le fait d'être pompier volontaire doit faire de cette personne quelqu'un de très humble et habituée d'être au service de l'autre. Néanmoins, même si je ne connais pas la personne qui a été réanimée sur le terrain par votre gardien, le réflexe de M. Alberttazzi doit faire le bonheur et le soulagement de toute une famille et d'un club.

Au lieu de remettre des médailles pour récompenser x nombres d'années au service de nos instances dirigeantes locales et de s'auto-congratuler en famille... Incommensurable félicitation à ce gardien de but qui a fait le plus bel arrêt de sa vie en évitant l'arrêt d'une vie humaine.

Sportivement

Olivier COQUARD
Président ES Seynod football


 

 

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